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DONALD TRUMP NOUS AIDE A COMPRENDRE LE DROIT MORAL.

Les White Stripes ont récemment dénoncé l’usage de leur morceau 'Seven Nation Army'  dans une vidéo de campagne de Donald Trump. ...

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DONALD TRUMP NOUS AIDE A COMPRENDRE LE DROIT MORAL.

Les White Stripes ont récemment dénoncé l’usage de leur morceau 'Seven Nation Army'  dans une vidéo de campagne de Donald Trump.

Ils ont indiqué être "écœurés par cette association et par l’usage illégal de leur morceau.”

Et en France, comment ça se passe ? Un artiste pourrait-il interdire à Marine Le Pen ou Nicolas Sarkozy l'utilisation de son morceau pour un clip ou un meeting ?

 

Oui. Clairement oui.

Les politiques sont d'ailleurs régulièrement condamnés.

 

Entendons-nous bien : il n'y a jamais de problème au niveau patrimonial.

Les diffusions sont déclarées, les autorisations sont données par la SACEM, et le politique paie ses droits de diffusion normalement.

Mais cela ne suffit pas.

Un artiste peut s'opposer à l'utilisation de son œuvre même si les droits d'auteur ont été payés, et même si les droits sont tombés dans le domaine public.

C'est le droit moral, imprescriptible et inaliénable

 

* Jean Ferrat a refusé de figurer dans une compilation avec d'autres artistes de droite voire d'extrême droite

* Les héritiers de Jacques Brel ont refusé de voir 'Vesoul' associé au RPR

* DAFT PUNK n'a pas voulu que 'One More Time' soit associé à Jacques Chirac

etc.

Donald Trump nous aura au moins servi à quelque chose : comprendre un peu mieux ce que recouvre exactement le 'droit moral' de l'auteur.  

 

Martin GRASSET